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Les lobes profonds du Congo : un écosystème abyssal unique nourri par les apports d’un fleuve

fond De décembre 2011 à janvier 2012, une équipe de scientifiques, composée de géologues, géochimistes, biologistes et microbiologistes, s’est rendue dans le Golfe de Guinée afin d’étudier les fonds marins à l’embouchure du Congo. Long de 4700 km, ce fleuve continue en effet sa course bien au-delà de son embouchure, sous la mer, créant une zone biologique et géologique unique au monde. Mené par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), le projet intitulé Congolobe s’est donné pour mission de mieux comprendre cet écosystème encore mystérieux.

A 5000m de profondeur

Particularité unique dans tout l’océan mondial, les lobes terminaux (*) du fleuve Congo se situent à 750 km des côtes africaines et à 5000 m de profondeur. Directement alimentés par des sédiments riches en matière organique et canalisés par un canyon sous-marin, ils constituent un véritable delta fluvial au fond des océans. Ces lobes abritent ainsi un écosystème très particulier, où dominent des colonies de bivalves et d’agglomérats bactériens dont le fonctionnement est encore inconnu.

equipementC’est l’enjeu principal du projet de recherche Congolobe, à savoir décrire la biodiversité vivant sur ces lobes, et comprendre le fonctionnement de cet écosystème dans leur contexte géochimique et géologique. Congolobe vise à établir le lien entre les apports organiques en provenance du canyon sous-marin du Congo, leur transformation dans les premiers mètres de sédiment, et l’éventuelle genèse de fluides riches en sulfure et méthane qui permettent le développement de ces écosystèmes si particuliers.

Approche pluridisciplinaire

Afin d’étudier en détail ce site, une approche pluridisciplinaire est donc indispensable. Géologues spécialistes de ces lobes sous-marins, géochimistes intéressés par la nature de la matière organique et le recyclage des composés organiques, microbiologistes pouvant préciser la nature et la diversité des micro-organismes présents dans les sédiments, et biologistes étudiant la biodiversité et le fonctionnement de la faune travaillent de concert sur le projet Congolobe. Ces derniers ont enfin pu compter sur l’aide du sous-marin télécommandé Victor 6000, lors des campagnes WACS (West Africa Cold Seeps) en 2011 et Congolobe fin 2012-début 2013, afin d’observer au plus près les lobes du fleuve Congo.

(*) Zones à l’extrémité d’un fleuve où s’accumulent les sédiments

 

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